11- l’unification des forces gravitationnelle, électromagnetique et nucléaire

A

nav_1_theme_23_bhb

Exclusion de la force faible

Chapitre XII -  L’UNIFICATION DES FORCES GRAVITATIONNELLE, ELECTROMAGNETIQUE ET NUCLEAIRE

La théorie du Tout constitue l’un des grands rêves de l’humanité qui aboutirait à une vision finale et cohérente du fonctionnement de notre univers. Les physiques classique, relativiste et quantique constitueraient un grand ensemble relié par des principes et lois assurés et il en sera terminé d’une étape dans le cheminement des sciences.

Mais le paradoxe auquel se trouve confrontée toute théorie de l’unification des force et est le suivant : comment unifier des forces qui sont a priori différentes ?  Ne faut-il pas remettre le questionnement sur une base plus certaine et se demander si ces forces ne diversifient pas à partir d’une cause commune ?  Car, après tout, comme nous l’enseigne la théorie de l’évolution, la diversité ne se déploie-t-elle pas en surgissant d’un tronc commun ?  Il nous semble raisonnable de réfléchir aux principes et mécanismes par lesquels ces forces fonctionnent et de déterminer auparavant si elles possèdent un fond commun identique avant même de pouvoir opérer une quelconque unification de type mathématique.

1 – Exclusion de la force faible

1.1 Pour poser le principe de l’unification de la force électrofaible avec la FEM et la FN encore faut-il savoir si la spécificité de cette interaction lui autorise quelque rapprochement possible avec les autres forces. Encore faut-il pouvoir comparer ce qui est comparable, c’est-à-dire décider qu’au moins un principe  mécanique commun autorise leur connexion.

On doit  exclure de l’oeuvre d’unification les processus électrofaibles qui n’ont pas les caractères indiscutables d’une force (attraction/répulsion) mais ceux d’une phase de transition et de décomposition. En effet, pour réaliser l’unification FEM/ FEF, on doit faire véhiculer l’interaction faible par des bosons intermédiaires massifs et égaliser les constantes de couplage courant faible-boson intermédiaire et courant électromagnétique-photon. Le problème phénoménologique est alors le suivant : la constance de couplage électromagnétique manifeste l’état d’une force de composition permanente maintenant le lien proton-électron, la force électrofaible est celle d’une force de décomposition aboutissant, par la destruction du neutron (réaction Bêta) à la création de p, e- et neutrino.

Lors de sa décomposition, le neutron est amené à perdre de la masse, mais la force initiale ayant déclenché sa décomposition est celle produite pour effectuer son arrachement de l’atome. A cette occasion, le neutron est déstabilisé et n’a pas de propriétés électromagnétiques. La FEF est celle qui est mise en œuvre pour assurer la décomposition du neutron pendant toute la durée du processus. Elle a donc pour origine et valeur l’impulsion initiale ayant procédé à son extraction de l’atome. La théorie de l’unification FEF FEM suppose que les bosons d’échange (W, B°) soient très massifs alors que les bosons de jauge sont de masse nulle.  Le courant faible aurait pour fonction de transformer la charge neutre en deux charges positive et négative.

Transitivement on peut dire que le boson d’échange produit cette décomposition, laquelle a pour effet de transformer la charge neutre. La portée de l’échange est extrêmement courte puisque cela se passe à l’intérieur du neutron. Cela suppose un temps extrêmement bref et un boson d’échange très massif. Comme ce boson est confiné à l’intérieur du neutron, on aurait beau jeu de dire qu’il s’en faudra encore quelques lustres avant qu’on parvienne à l’extraire ou à le détecter. Les inégalités de Heisenberg ne nous disent-elles pas que sa présence est par définition indécelable ? Enfin, l’interaction faible est à courte portée (2.6 E-20 m) mais entre quoi et quoi puisqu’il s’agit de la décomposition d’une particule ?

En définitive, et pour toutes ces raisons nous excluons la  «force » électrofaible d’un processus d’unification et réservons le qualificatif de force aux effets d’attraction et de répulsion entre masses permanentes de matière. Nous nous en tiendrons à comprendre le fonctionnement des seules trois forces : FG, FEM, FN. Puisque dans l’atome, ces trois forces s’expriment simultanément, il existe nécessairement un procédé de cohérence interne qui lui assure un bon fonctionnement, nous autorisant à penser que l’unification des forces est déjà un fait de nature.

2 – Les traits communs aux forces électromagnétique et forte.

Comment la charge électrique du proton se transforme en charge nucléaire lors de l’association de celui-ci avec un neutron ?  On doit postuler a priori l’uniformité du mécanisme d’association qui commande à la fois à la F.E.M et à la FN. La charge électrique ayant pour cause la rotation se transforme en charge nucléaire lorsque l’association se fait avec un neutron sans que RIEN ne soit changé à la nature du mouvement du proton : F.E.M et F.N dépendent d’un principe commun nécessairement dés l’origine. Nous poserons alors comme hypothèse que proton et neutron gravitent mutuellement autour de leur centre de masse et que ces mouvements orbitaux sont permis par une force dite nucléaire.

C’est la vitesse de rotation des particules qui crée une force d’attraction (ou de répulsion) par formation d’ondes E.M transmises dans et par la substance de l’espace. Cette vitesse de spin C est identique pour toutes les particules ce qui explique la similitude de leur moment cinétique intrinsèque h. Leur vitesse de rotation est dépendante  de leur énergie de masse C². Cela signifie qu’une particule effectue d’autant plus de tours sur elle-même qu’elle est moins massive. Au total, leurs circonférences auront parcouru en une seconde la même distance C. A priori, elles s’attirent selon la même force de leur charge quelle que soit leur masse, et nous avons vu que la charge négative du neutron atomique est identique à celle de l’électron. Etant donné que cette énergie de masse conditionne la valeur de leur charge, les constantes e et h doivent être reliées à la constante c de la lumière.

Cependant l’identité des charges entre deux particules de masse différente voudrait dire  que l’énergie de liaison est indépendante de la valeur des masses, ce qui n’est pas le cas puisque l’énergie de liaison du deutérium p/n est supérieure à la liaison proto-électronique. Les masses assurément interviennent dans la définition de la puissance de la force. Or la FEM est tout entière construite dans l’abstraction de la valeur des masses de sorte que la répulsion proton/proton est de même valeur que la répulsion entre électrons. Cette indifférence aux masses pourrait rendre difficile toute unification FEM/FN.

3Or il est bien évident que si l’identité des charges des particules est liée à l’égalité de leur moment cinétique h/2, la valeur du moment magnétique fait intervenir le poids des masses de telle sorte que la mise en commun de leur mouvement de spin, la valeur de leur force de liaison, dépendra des masses en jeu. Si la liaison nucléaire est bien plus forte que la force électromagnétique, c’est que proton et neutron doivent mettre en commun une valeur supérieure de leur énergie prise sur leur masse. Nous avons vu (chapitre X) que le neutron atomique a des propriétés différentes à l’état libre et qu’il se comporte dans l’atome, finalement, comme une particule de charge contraire au proton, puisque nous avons postulé la préservation du principe des charges opposées pour expliquer toutes les liaisons entre particules. De fait, électromagnétisme et force forte fonctionnent exactement sur les mêmes principes mécaniques et pourraient trouver une même écriture mathématique initiale.

Ainsi, l’énergie de liaison va toujours représenter une fraction de l’énergie de masse. Ce coefficient  devra être alors défini comme une  constante stable de chaque interaction. C’est  la fonction des constantes alpha (α, αF) dites de structures des forces électromagnétiques et nucléaires. Ces constantes qui retranchent un quantum de masse devront dont toujours s’écrire comme diviseur dans une équation soit pour la liaison proto-électronique de l’atome  d’hydrogène :

E° = 1/2 me.c²

α²

Par ailleurs, pour définir la liaison forte dans le deutérium, compte tenu de la proximité des masses nous supposerons une égale contribution des proton et neutron à l’énergie de liaison et nous travaillerons sur la moyenne Sm   = mn+mp/2. La constante de structure va indiquer la part de l’énergie de masse engagée dans l’interaction soit l’énergie de liaison El:

El   =   1/2 Sm.c²

α F²

(Avec α = 137.035 et α F = 14.52 env.)

Ainsi, la différence FEM/FN n’est pas une différence d’essence mais simplement de puissance: la FN dans la liaison deutonique met en jeu des masses d’une sommation plus importante que dans la liaison proto-électronique.

Note technique : selon la physique actuelle : « La constante de structure fine α F de l’interaction forte caractérise l’intensité de l’interaction de Yukama : αF =g²/h.c. La constante g est celle de couplage et va donc jouer le même rôle que la charge électrique e. On peut déduire la valeur de g de différentes expériences de diffusion pion – nucléon à basse énergie et on trouve g = 14.5(env.) »

Nous parvenons à la même valeur de la constante de couplage αF à partir du principe de la similitude technique des deux forces.

3 – Les difficultés de la comparaison FEM / FG

Lorsqu’on compare la FEM et la FG respectivement à l’œuvre dans la liaison proto-électronique de l’hydrogène, on trouve une différence considérable qui devrait les rendre à jamais irréductible l’une à l’autre. (FEM / mp.me.G = 2.269 E39 !)  Or, il est présupposé que les mécanismes des deux forces sont  semblables alors même qu’on ne sait rien de très précis sur leur origine respective et   sur leurs différences. Cette comparaison révèle des faiblesses sur plusieurs points essentiels.

1) Une force est le produit d’une masse par une accélération. On a prétendu que ce produit des charges multiplié par la constante    » k « (C²/10.E7) était semblable au produit de masses multiplier par la constante G (MmG) pour comparer la valeur de la FG relativement à  la FEM. Ainsi,  dans le rapport FG/ FEM la charge de l’électron, e, est considérée à l’égale d’une masse. Il parait peu logique de mettre sur le même plan le produit de charges et celui de masses. Dans le cas de la liaison proton /électron nous avons en effet deux charges attractives de même valeur supportées par des masses de poids différent. Or si nous savons que la constante de gravitation G s’applique au produit des masses, on se rend compte qu’elle est redevable d’une caractéristique profonde qui tient à leur poids. En effet, l’attraction entre deux corps sera d’autant plus forte que le produit des masses sera élevé. A l’inverse,  la charge « e » identique présente la caractéristique de ne tenir aucun compte de la différence de poids entre proton et électron. Si l’on respecte les contraintes dimensionnelles, cette comparaison devrait être interdite. Cette méprise tient essentiellement au fait qu’on n’a pu  comprendre pourquoi deux particules de masse différente pouvaient avoir deux charges   et donc des capacités attractives et répulsives identiques.

2) Le coefficient K est purement théorique et se trouve simplement relié aux équations de Maxwell sur les ondes E.M qui se propagent dans le vide à la célérité C. C’est à partir de C qu’on parvient à mesurer la charge e (en passant par la définition de l’ampère et la permissivité du vide). L’introduction de la vitesse de la lumière n’a donc d’autre signification que  d’indiquer que  la force se propage à la vitesse C. Elle ne pose aucun lien avec un phénomène qui serait à l’origine de la force. Or nos démonstrations précédentes  tendent à concrétiser l’idée que la FEM ne peut avoir d’autre origine que l’énergie de masse. Il devient possible d’interpréter autrement la présence de  cette énergie de masse c² dans la définition de la FEM

3) La notion d’état stationnaire est inconnue en FG de même que les niveaux quantifiés d’énergie. Un corps soumis à la FG peut être mis sur différentes orbites en conservant son énergie cinétique. Il en va différemment en FEM puisque l’électron se place   » spontanément  » sur une orbite stationnaire et que tout changement pour atteindre un niveau quantifié engendre une émission de rayonnements.

4) Pour la FEM, selon les nouveaux principes, le rayon orbital de l’état stationnaire sera cette fois déterminé par le rapport des masses et l’électron ne pourra pas occuper n’importe quelle orbite comme c’est le cas dans la F.G. En conséquence c’est la différence de masse qui va contraindre la distance de liaison entre les particules. D’une façon générale pour les liaisons particulaires, la distance orbitale sera d’autant plus courte et les forces de liaison d’autant plus intenses que la différence des masses sera moindre mais aussi que le produit de celles-ci sera plus élevé (voir chapitre 9 les forces de liaison)

5) Dans la F.G, la masse m qui entre dans le champ de gravitation d’un autre corps céleste plus massive M, reste en quelque sorte passive. Elle reçoit une accélération de celle-ci et  les changements de son mouvement résultent de sa présence dans un champ de gravitation. On peut dire – d’une certaine façon – que cette quantité de mouvement est tout entière produite par la masse attractive et que nous avons un apport d’énergie dans le système constitué par les masses m1 et m2.

Au contraire dans la FEM, nous avons affaire à un système clos entre proton et électron. La force d’attraction exercée par le proton ne vient pas se rajouter à l’énergie de masse de l’électron pour, en augmentant le mouvement, en rehausser la valeur. En effet, le mouvement orbital de l’électron n’est pas dû à une force qui a pour origine le  proton mais provient de la transformation de son énergie de masse m.c² en énergie orbitale. Le champ de gravitation crée par la masse et le mouvement de spin du  proton impose simplement à l’électron un rayon orbital qui tienne compte du rapport de masse entre les deux particules, c’est-à-dire une transformation d’une certaine quantité de son mouvement de spin en mouvement orbital sans pour autant devoir augmenter ou diminuer sa masse-énergie mc² qui en toutes circonstances doit demeurer invariable. Dés lors, les mouvements orbitaux respectifs sont totalement alimentés par l’énergie invariable de masse des particules sans apport extérieur, sans qu’une force d’attraction quelconque ait pour origine l’autre particule. Ainsi, l’électron n’est pas passif, il ne reçoit aucune énergie extérieure et ne puise celle-ci qu’en lui-même. Ceci explique que tout apport d’énergie au système clos proton / électron se traduira par le rejet de cette énergie sous forme de rayonnements.

6) Paradoxe remarquable que nous avons déjà signalé : deux forces de nature assez radicalement différentes produisent le même effet d’attraction, au même moment, dans la même direction, si bien qu’on peut se demander s’il est possible de les distinguer, de mesurer leur effets respectifs, de savoir si le mouvement observé est redevable de l’une ou l’autre force. Plus remarquable encore, c’est de savoir si cette différence exorbitante ( 2.26 E 39 : 2260000000000000000000000000000000000000) peut bien avoir un sens, correspondre à une réalité physique quelconque.

7) Divergence essentielle : la FEM est AUSSI répulsive alors que la FG n’est qu’attractive.

8) Qui dit force, dit énergie pour la produire car on voit difficilement qu’un mouvement puisse être initié sans dépense d’énergie. Aussi, puisqu’on suppose les FEM et FG comme différentes, nous devrions avoir deux sources d’énergie non identiques produite par des phénomènes tout aussi dissemblables. Or, dans l’un et l’autre cas aucune explication n’a été fournie sur l’origine de cette énergie qui nous apparaît d’essence illimitée.

9) Dans la FG, les masses chutent toutes à la même vitesse ce qui veut dire que l’accélération g croît ou décroît selon le carré de la distance mais la valeur de la force peut varier selon le rapport des masses en présence. A priori la charge E.M est invariable quelque soit la masse de la particule. Elle croît et décroît également au carré mais sa valeur est fixe.

10 –   Dans l’atome d’hélium, les trois forces s’expriment simultanément. Selon l’équation newtonienne MMG/r² = mg, il semble que toute particule détient une capacité attractive proportionnelle à sa masse. Les forces forte et électromagnétique fonctionnent selon un mécanisme commun qui est celui de leur mouvement de spin alimenté par l’énergie de masse. Dans l’hélium, ces deux forces sont attractives et maintiennent les particules sur leur orbite respective. Dans ce système technique lié, on ne parvient pas à déceler un mécanisme et une énergie qui permettraient à la force de gravitation de s’exprimer supplémentairement, rajoutant sa valeur à celle des deux autres forces. Il paraît impossible de distinguer le mouvement typiquement gravitationnel de ceux provoqués par la liaison électromagnétique et forte. Comme cette attraction dépend de la charge, le lien gravitationnel est entièrement absorbé par l’électromagnétisme.

Entre particules de même charge, il ne saurait coexister deux forces contradictoires.

11 – Par ailleurs, lorsque deux protons ou électrons se repoussent, on ne saurait dire qu’ils s’éloignent par effet électromagnétique et dans le même temps attirés par attraction gravitationnel. Nous avons des difficultés à isoler un mouvement  gravitationnel qui serait extrait des effets électromagnétique ou nucléaire. De fait, les champs électromagnétique et gravitationnel se confondent dans l’atome.

On peut d’affirmer qu’il n’y a pas de liaison gravitationnelle entre particules dans l’atome et l’équation de Newton n’a pas de légitimité en microphysique. Cette exclusion de la force de gravitation paraît d’autant plus justifiée que nous ne parvenons pas à déterminer l’origine de l’énergie qui devrait alimenter en permanence la FG. Si un champ de gravitation se défini comme un champ de forces, celui-ci ne peut avoir d’autre cause qu’un phénomène énergétique concrétisé par un mouvement. Dés lors, isoler la FG comme force spécifique revient à rechercher une source de production d’énergie qui assurerait un mouvement également particulier. A ce stade, nous aboutissons à ce constat contradictoire où d’un côté le mouvement des astres paraît être agit par la seule énergie de spin des particules et de l’autre l’effet gravitationnel semble bien disparaître entre corpuscules. Il existerait un fossé infranchissable qui séparerait la physique des particules de la physique macroscopique. Pourtant l’équation newtonienne nous assure que chaque élément de matière détient une force attractive  » liée  » à sa masse et participe pour sa part à la force totale lorsque les atomes sont agglomérés en masse.

En définitive, pour pouvoir comparer la FEM et la FG, encore faut-il en décrire leurs caractères spécifiques respectifs.  Cependant, les premières descriptions  présentées ci-dessus semblent  » techniquement  » en interdire tout rapprochement.

5 –  Le fonctionnement mécanique de l’attraction gravitationnelle - Spécificité de la gravitation universelle.

a) Toute entité de matière permanente détient, par le fait d’avoir une masse, une capacité attractive.

L’équation Newtonienne: MMG/R²=mg implique qu’une force s’établit entre deux corps dont la valeur est le produit de leur masse. Pour comprendre le fonctionnement MECANIQUE de la gravitation, il faut   appliquer une loi simple : toute transmission d’un mouvement et de l’énergie de celui-ci ne peut s’effectuer que par contact entre deux corps. La transmission d’un mouvement à distance est par définition impossible: l’action, faute d’un milieu intermédiaire ne pourrait passer d’un corps à un autre. Il est bien évident que pour la FG, lorsqu’un corps chute, il y a la réalité d’un mouvement et il faut que celui-ci ait une cause et une énergie agissantes. Dans l’hypothèse contraire en effet, nous aurions une accélération sans une énergie la suscitant. Il y a bien une transmission de l’énergie d’un mouvement mais pas de contact : l’origine de cette énergie restait inconnue. Il s’agit alors de savoir comment s’effectue cette transmission et donc quelle est la nature de ce contact indispensable entre un corps et un milieu intermédiaire. Or, selon Einstein, l’espace étant vide  nous trouvons complètement démunis pour appliquer la loi de la transmission par contact. Il existe alors une seule alternative possible : le mouvement est transmis par l’intermédiaire d’une substance constituant l’espace, la prématière.

Un champ de gravitation et un champ électromagnétique ont des propriétés communes et notamment celle de transmette un mouvement à distance à la  vitesse de la lumière. S’agissant d’une action à distance sans contact entre corps, la gravitation ne peut agir autrement que sous  forme d’ondes gravitationnelles. Et puisque des ondes se propagent, on ne peut que constater l’existence d’un milieu homogène dont les propriétés permettent la propagation des ondes. Il parait plus raisonnable, puisque la physique est la science de la mécanique générale de l’univers, de supposer que le principe d’union soit la conséquence d’un effet mécanique car les objets physiques fonctionnent bien réellement selon un mode, une façon, que la mécanique générale a justement pour tâche première de représenter.

Cependant un photon qui passe à proximité du Soleil sera dévié de sa trajectoire par l’action d’un champ de gravitation alors qu’il s’agit d’un corpuscule sans masse en repos (son mouvement est rectiligne). On ne saurait dire que nous avons affaire à une attraction entre masses et qu’il existe une force les reliant comme entre deux corps célestes. Il importe de savoir comment un système d’ondes peut tout à la fois courber la trajectoire d’un photon, maintenir deux astres en liaison gravitationnelle permanente et donner une inertie, un poids à un corps.  La force de gravitation ne saurait fonctionner selon les mêmes modalités que les deux forces FEM et FN qui dépendent essentiellement des mouvements de spin orbitaux et relèvent des mécanismes intimes de l’atome.

b) La question de la cause de la force d’attraction se résume en une seule et unique alternative : soit chaque corps  détient une puissance interne d’attraction, soit une force externe à ces deux corps les propulse l’un vers l’autre. En d’autres termes soit la pomme de Newton est attirée par la terre, soit elle est propulsée vers celle-ci.  Quelles ont les arguments qui militent en faveur de l’une ou l’autre thèse ?

Il s’est avéré que l’existence d’une force de gravitation INTERNE à chaque corps qui se rajouterait à la FEM ou de la FN n’est guère  envisageable. Reste à examiner le deuxième terme de l’alternative à savoir l’effet d’une action externe et qui serait celle de l’espace qui propulserait sous forme de poussée les corps les uns vers les autres.

b) La pression de la substance de l’espace ou prématière

Nous avons défini les propriétés de la prématière et notamment celle de sa rigidité absolue. Aussi, pour occuper sa place dans un espace, tout corps doit « écarter » la prématière qui est constitué de cette substance absolument rigide dont l’absence d’élasticité se manifeste par des « pliures » comme autant d’ondes EM. Consécutivement, toute présence d’un corps suscite une compression en retour de la substance de l’espace qui se manifeste sous forme d’un champ d’ondes concentriques.  L’équation de la force de gravitation dans son expression newtonienne s’écrit :

F = M.G

R2

Quelle est sa signification ? Un corps exerce une force d’attraction proportionnelle à sa  masse et augmente ou diminue selon le carré de son rayon.

L’hypothèse selon laquelle ce n’est pas seulement le poids d’une masse qui intervient dans la définition de sa force d’attraction mais également sa densité est manifeste dans l’équation de Newton. En effet, la définition de cette force dépend d’un rapport entre le poids d’une masse (m) et la densité linéaire de celle-ci (R²). En d’autres termes, la force sera d’autant plus forte que, selon une direction donnée, la quantité d’éléments alignés seront à la fois plus proches et plus nombreux. .. Ainsi, c’est bien la notion de densité qui met en rapport un volume spatial et une quantité de matière qui intervient dans la définition de la force de gravitation.

Prenons deux  masses de même valeur pesante telles que M1 = M2  mais R1>à R2. On constate qu’en surface (point rouge) la force d’attraction de M2 sera supérieure à M1 puisque son rayon est plus petit et sa densité par conséquent plus élevée.

Mais là, il s’agit, d’après R2, d’une densité linéaire que nous pourrions représenter de la façon suivante, sachant que les  rayons de M1 et M2 comportent le même nombre d’éléments :

R 1 > ° ° ° ° °   R2  > °°°°°

La force de gravitation ne dépend pas de la seule quantité de matière mais EGALEMENT de l’agencement de celle-ci, de son groupement : de sa densité. Lorsque les éléments de M2 sont plus condensés, la force de gravitation est supérieure à M1.

Ce n’est pas seulement la quantité d’éléments qui détermine la valeur de la force mais leur compacité qui augmente avec celle-ci. Comment comprendre cela ? Chaque élément ne détient pas en propre une capacité d’attraction telle qu’elle soit liée à la valeur de sa masse mais augmente quand la distance qui les sépare diminue.

c) L’effet d’écran

L’effet physique d’une plus grande concentration est une élévation de la résistance. Mais une résistance par rapport à quoi ? Cette résistance d’un corps s’exerce à l’encontre de la pression qu’exerce l’espace puisque nous avons éliminé l’hypothèse première d’une force émanant de la matière. Tout corps plongé dans l’espace de prématière subit la pression de celle-ci sur la totalité de son volume. Que se passe-t-il lorsque deux corps sont en approches ?  Les deux corps se font mutuellement écrans ; cet« effet d’écran » qui s’oppose à la pression de l’espace-substance sera d’autant plus important que les corps seront 1) plus massifs 2) plus proches => plus denses

On comprend que la force de gravitation, ou plutôt de pression de l’espace-substance,  dépend de deux phénomènes conjugués : la masse de matière mais également la densité de celle-ci qui a pour effet d’augmenter la résistance à la pression de l’espace. Nous savons que tous les corps doivent affronter la résistance de la prématière lors de leur mouvement. A l’état statique, ils sont plongés dans cette prématière dont ils subissent la pression. Que se passe-t-il lorsqu’un corps B passe à proximité du corps A, voire devient jointif ? B fait tout simplement écran sur A et empêche la pression de l’espace de s’exercer selon une direction →B↔A← C’est un principe mécanique très simple que cet effet d’écran qu’on retrouve d’ailleurs dans l’effet Casimir entre deux plaques et qui indique la pression d’une force de l’espace.

Cette force est dépendante à la fois de l’importance de la masse B écran et de la distance de celle-ci à A selon l’équation simplifiée : F = M/R =mgh. Quand h augmente (la distance) la force g diminue. Mais que se passe-t-il  quand A et B sont jointifs, quand h =O. m ? A priori, la force g devrait être identique si les masses sont de même valeur. Or ce n’est pas le cas, il faut tenir compte du rayon R de la masse et plus exactement du rapport M/R qui nous renvoie à la densité de celle-ci. En effet, pour une valeur de masse invariable, plus son rayon sera faible et plus elle sera compacte. Dès lors, la valeur de la force de gravitation – de la pression– va non seulement dépendre de la distance à celle-ci mais de la densité linéaire d’une masse attractive. Cette force ne va pas être fonction de la quantité absolue de matière : deux masses de poids identique ne vont pas engendrer la même force, ce qui peut paraître a priori surprenant.

Ce phénomène a toujours été mal compris puisque lorsque A et B sont distants d = h  si le rayon R de B diminue, si donc sa densité augmente, la distance R+h ne varie pas puisque h augmente. Reste donc à comprendre pourquoi il y a variation de la force de gravitation en fonction de la densité linéaire.  Si cette force était liée à la matière, seule la quantité devrait la définir, d’autant plus forte qu’il y a de nombreux éléments. Or, c’est la densité qui importe, c’est-à-dire la quantité par unité de volume.

Pourquoi est-ce ainsi, quel rôle joue l’espace dans notre affaire ? Nous savons que l’espace de prématière exerce une pression sur tous les corps plongés en son sein. Pour deux corps en approche, un effet d’écran mutuel se produira et les précipitera l’un vers l’autre. Or qu’elle est la nature d’un effet d’écran ? Il sera d’autant plus efficace qu’il « écrantera » davantage la pression qui s’exerce sur lui l’empêchant d’agir sur l’autre corps. Dès lors, plus les constituants de B seront compacts, resserrés, plus denses, plus ils seront résistants à la force de pression, moins elle pourra s’exercer en direction A, plus l’effet d’écran sera efficace, et plus l’attraction de A vers B sera grande.

Ainsi, il s’agit bien d’un effet mécanique, qui met en jeu uniquement deux substances différentes : la matière et l’espace de prématière, et qui ne suppose aucune production d’énergie par les masses ni apport extérieur à ce  système clos. La gravitation est un mouvement de nature illimitée qui a pour seule origine l’action de la prématière sur la matière. Dans la mesure où la physique jusqu’à aujourd’hui n’a jamais admis l’existence d’une substance autre que la matière, elle ne pouvait jamais comprendre le fonctionnement de la gravitation.

Aussi, la gravitation universelle ne peut se comprendre que si : 1) on admet que l’espace de prématière exerce une pression sur tous les corps 2) Qu’en conséquence il existe un effet d’écran mutuel entre tous les corps 3) Conséquence seconde : cet effet d’écran est d’autant plus efficace que la densité  matière est plus élevée. 4) Cet effet d’écran se ressent d’autant moins que les corps sont éloignés.

d) La pression universelle

Aussi, il serait plus juste de dire que  l’attraction universelle consiste en un phénomène de pression universelle, pression exercée par la substance de l’espace sur le corps. La pression universelle exercée par la substance de l’espace agit aussi bien sur une masse inerte que sur une masse en gravitation de sorte qu’on peut dire que le poids d’un corps se mesure à sa résistance à cette force de pression lorsqu’il est mis en mouvement. Masse grave et masse inerte sont strictement identiques puisque subissant et réagissant à  la même pression universelle. Cette pression qui pèse sur chaque élément d’une masse  communique à toute masse une même accélération, de sorte que le poids d’un corps est relatif à la quantité de particules qu’il contient, dans un champ de gravitation donné. De même qu’on ne pouvait imaginer avant sa mesure que l’atmosphère puisse exercer une pression sur une surface terrestre, il n’apparaissait pas évident avant sa découverte que la substance de l’espace puisse produire un effet du même type.

La pression universelle s’exprimant selon un système de champ d’ondes, on peut dire avec Einstein que ce champ est effectivement une courbure de l’espace ayant pour effet  d’incurver le mouvement des corps qui y pénètrent. Mais cette courbure géométrique se révèle insuffisante pour expliquer l’origine du principe de gravitation universel et de la pesanteur. Aussi, nous pouvons appliquer toute la mathématique de la relativité générale, à la seule condition de donner un substrat réel aux ondes gravitationnelles, ce que permet la théorie de la substance de l’espace.

En définitive, si l’espace-temps d’Einstein mathématise à la perfection les effets de la gravitation, il ne nous fournit AUCUNE explication sur le mécanisme de celle-ci. Or la science physique est fondamentalement celle qui décrit la mécanique des phénomènes : l’esprit ne peut se satisfaire de la seule mesure mathématique, il a besoin de COMPRENDRE le fonctionnement des objets physiques.

6- L’existence d’une force Universelle et l’impossible unification mécanique des trois forces

6.1 Ces différences remarquées entre les trois forces ont accrédité l’idée qu’il se trouvait un fossé irréductible entre la physique des particules et la physique dite newtonienne, que lorsqu’on pénétrait dans la microscopie de la nature nous changions fondamentalement d’univers et que les lois valables pour le mouvement des objets macroscopique ne s’appliquaient plus aux particules élémentaires. Or, il n’y a rien de mystérieux dans le mouvement des particules qui justifie leur extradition des lois de la mécanique générale.

A partir d’un principe de fonctionnement commun, nous avons relevé et analysé leurs différences. Celles-ci tiennent pour l’essentiel dans la mise en présence de masses de valeur variable et de l’orientation complémentaire ou non de leur mouvement de spin. Lorsque le proton de l’atome d’hydrogène se trouve lié à l’électron leur force de liaison relève des valeurs et constantes de l’électromagnétisme. Lorsque ce même proton est engagé avec le neutron il s’agira d’une liaison forte ou nucléaire.  Le proton peut se lier tantôt avec un électron, tantôt avec un neutron sans que la nature de sa masse ou de son mouvement ne change véritablement : les modalités de la FEM ne seront pas mécaniquement différents lorsqu’il est en relation avec le neutron dans l’interaction forte.

L’unification des deux forces sous le vocable de force universelle a consisté en la description d’un mécanisme unique qui produit, selon des modalités et des temps différents,  un effet attractif, électromagnétique ou nucléaire. La simplicité des lois de la nature, dans leur expression initiale, nous incite à supposer qu’un seul mécanisme commande un même mouvement pour ces deux types de liaison.

6.2 La compréhension du fonctionnement de la force de gravitation dépend des propriétés de rigidité de l’espace qui agit uniformément sur toutes les masses pour les propulser les unes vers les autres sous le mode d’une pression uniforme. Les forces électromagnétique et forte relèvent d’un mécanisme interne aux particules, la force de gravitation d’une action externe à celles-ci. Les unifier, c’est-à-dire les ramener à un principe mécanique commun n’aurait pas de sens. Cependant la production d’ondes EM par le mouvement des particules et l’action de la pression universelle sur celles-ci supposent tout autant l’existence d’une substance – la prématière – dans laquelle tout corps de matière est situé. L’unité recherchée est alors celle qui met en coprésence la matière et ses propriétés internes et la prématière qui influe de l’extérieur sur cette matière. L’unité est celle entre deux substances aux propriétés différentes mais complémentaires par laquelle peut s’exprimer, sur deux modes différents, les trois forces de la nature.

Conclusion

Cependant, aussi séduisante que soit une théorie, aussi vaste le champ des phénomènes qu’elle englobe et permet d’expliquer,  elle n’acquiert de validité définitive que sur le terrain de l’expérimentation. La théorie de la substance de l’espace ne saurait déroger à cette règle. L’hypothèse centrale commandant à toute son architecture est celle qui associe la permanence du mouvement de spin des particules à la permanence de la matière et l’existence externe de la prématière de l’espace. En conséquence, l’annihilation d’une particule, la production d’énergie de rayonnements, devrait résulter d’une altération et d’un ralentissement de sa rotation. Il reste à imaginer les procédés techniques pour parvenir à ce résultat. Si d’aventure notre théorie se trouvait vérifiée par l’expérience, il s’ouvrirait une ère nouvelle de production d’énergie, se substituant à la fission, sans danger pour l’homme et l’écologie de notre planète.

.