9 – Création par paires des astres

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On sait aujourd’hui que la grande majorité des étoiles sont binaires ou multiples à leur naissance, alors que l’on observe des taux de binaires biens moindres. Par ailleurs, la plupart des astres solitaires ont un cortège de planètes.

L’observation astronomique a constaté que 80% des étoiles sont associées à un ou plusieurs astres et forment un système lié. Par ailleurs, 60%  des doubles spectroscopiques sont de jeunes étoiles de type 0, B ou A. Il existe bien une loi imposant la création simultanée d’un grand nombre d’étoiles selon une direction d’alignement sur le plan équatorial. Cette création s’effectue généralement par paires de masses équivalentes mais non identiques et souvent autour d’un astre central le plus massif.

Cette loi peut se vérifier quant au système  solaire et devrait permettre la compréhension de sa genèse, de son histoire et des catastrophes s’étant produites.

Les appareillements dans le système solaire

On ne peut expliquer la coprésence Terre-Lune par une capture postérieure de notre satellite. L’hypothèse la plus simple est de  considérer que les deux astres se sont formés dans le même temps, que la Lune a été dès sa création satellite de la Terre.

Aucune théorie sur la création de la Lune n’est satisfaisante (capture postérieure, arrachement d’une fraction de la masse terrestre par un astéroïde etc.) La création simultanée sur le mode de l’appareillement et du couplage parait donc la plus simple et la plus acceptable en raison

Lune

Mercure

La lune et Mercure : d’évidentes similitudes.

1- Terre/Lune et Venus/Mercure

Venus et la Terre sont des astres symétriques tant par la taille que par leur évolution. Mais Venus est plus chaude et  les volcans sont plus actifs que sur Terre car plus proche du Soleil.

Grâce à la sonde Venus Express de l’ESA, nous en savons désormais bien davantage sur Vénus. Les chercheurs sont pour la première fois en mesure d’étudier cette planète, des couches supérieures de son atmosphère quasiment jusqu’à sa surface. Ils nous ont ainsi révélé que Vénus était une planète surprenante qui pourrait avoir bien plus ressemblé à la

Terre en d’autres temps. Pendant des siècles, Vénus est restée un mystère. Bien qu’étant la planète la plus proche de la Terre, elle est extrêmement difficile à étudier car elle est en permanence recouverte de nuages qui en masquent la surface.

Si l’on a pensé à une époque que Vénus ressemblait à la Terre puis, plus récemment, qu’elle en était aux antipodes, la situation semble se retourner une fois de plus. Grâce à Venus Express en effet, Fred Taylor parle aujourd’hui de Vénus et de la Terre comme de jumelles, des jumelles qui auraient été séparées à la naissance !

La Terre est dotée d’un satellite et Venus n’en a pas. Mercure et la Lune sont des astres très proches tant par la masse que par leur stade d’évolution (astres morts sans activité géologique). Cependant on peut noter le sens rétrograde du mouvement sidéral de Vénus sur lequel on doit s’interroger. Cette rotation sidérale inverse ne peut être considérée comme un état normal relativement aux mouvements des astres et doit trouver son explication dans une perturbation passée.

De ce constat on peut formuler l’hypothèse que Mercure a été à l’origine satellite de Venus et qu’un événement a été à l’origine de son détachement lequel expliquerait conjointement le mouvement rétrograde de Vénus.

La Terre et la lune d’un côté, Venus et Mercure de l’autre peuvent avoir été constitués initialement comme un système symétrique.

2 – La planète jumelle de Mars disparue

Mars ne peut être appareillé à aucune planète, ce qui ne paraît pas conforme à la théorie. Or, il existe à la distance 2.8 de Titus Bode une ceinture important d’astéroïdes. Selon notre hypothèse, ces astéroïdes doivent résulter de l’éclatement d’une masse, celle de la planète jumelle de Mars.

On peut en rechercher la preuve dans l’existence de Chondrites dont certains ont  été formés par un phénomène de trempe, de refroidissement rapide où l’on  peut trouver des alliages de fer et de nickel. Cela pourrait signifier que le cœur d’un astre a été brutalement exposé à un refroidissement et accréditerait la thèse d’une explosion catastrophique accidentelle.

La théorie nouvelle récuse formellement la possibilité de former  des astéroïdes de masse conséquente à partir des disques d’accrétions des étoiles. Ces disques ont les mêmes modalités de fonctionnement que les anneaux de planètes et ne sauraient s’agglomérer en corps de type planétaire. En conséquence, toute corps constitué, tout astéroïde, météorite, toute matière non agglomérée en planète ne peut provenir que de l’éclatement d’une planète, d’un satellite ou son éjection par chocs (comme les météorites et retrouvés sur la Terre). Consécutivement, aucune corps astral ne peut se former au deçà d’une taille limite de son embryon stellaire et de sa masse finale. (Les petits satellites de moins de 400 Kms de diamètre sont tous de forme irrégulière, ce qui ne se comprend pas dans la théorie de l’agglomération des planétésimaux).

Certains achondrites, celui de Chassigny notamment,  a été solidifié à partir de lave fondue il y a 1.3 milliards d’années, bien après la formation du système solaire, mais aurait subi un choc violent il y a 180 millions d’années. Ce choc pourrait bien être celui de la destruction de la planète jumelle de Mars.

Enfin, le canyon Valles Marineris apparaît comme une entaille située sur le plan équatorial, long de 5000kms, profond à un certain endroit de 10km. Sa partie centrale large de plus de 100 Km, est située  presque à égale distance des deux déchirures qui se rétrécissent en s’éloignant de ce centre. Ce gigantesque canyon n’a pu recevoir d’explication de type géologique. Il pourrait alors être le  résultat d’un choc avec un autre corps céleste ayant heurté Mars à son équateur.

Mars possède des traces qui indiquent une présence ancienne de l’eau. Celle-ci ne saurait être enfouie et la seule hypothèse plausible est son éjection lors du choc avec Mars bis. Une preuve de validité de la nouvelle théorie serait l’absence vérifiée d’eau dans le sous-sol martien  (ce qui n’exclut pas la présence d’eau en surface sur les pôles). Est frappante par ailleurs la découverte de vapeur d’eau dans les planètes extérieures, Saturne, Uranus et Neptune. Comme ces objets très froids ne peuvent dégager l’eau qu’ils contiendraient, il est probable qu’ils ont été alimentés par de l’eau provenant d’une autre partie du système solaire. Les recherches les plus récentes confirment l’absence totale d’eau (sauf sur un pôle) comme il apparaît peu certain qu’elle ait été enfouie (par quelle procédure physique ?)

Cette thèse de l’accident est étayée par la présence autour de Mars de deux petits satellites (Phobos et Deimos) composés de matière très ancienne marquant un long séjour dans l’espace après la phase de refroidissement. La composition de ces satellites est identique à celles des corps dans la ceinture des astéroïdes, riche en éléments légers proche des Chondrites carbonées et semblent être des objets primitifs. Leurs formes tourmentées indiquent manifestement qu’ils résultent de la fragmentation d’un astre plus massif

Phobos

Phobos garde les traces d’un choc et devait faire partie d’un astre plus important.

La présence de ces satellites pourrait bien confirmer la thèse d’un accident majeur dont Mars garde les traces sur son sol et permettrait d’attribuer une origine planétaire à ces deux gros astéroïdes.

Observation :

Les premières mesures de Phobos et de Deimos, des vaisseaux spatiaux Mariner 9 et Viking Orbiter, ont montré que les deux lunes ont des surfaces sombres réfléchissant seulement 5 à 7 % de la lumière du Soleil qu’elles reçoivent. La première reconstruction du spectre de la lumière solaire reflétée des lunes était une compilation difficile de trois instruments différents, et semble montrer un spectre plat et grisâtre ressemblant aux météorites chondrites carbonées. Les chondrites carbonées sont des matériaux primitifs contenant du carbone supposés être originaire de la partie externe de la ceinture d’astéroïdes. Ceci a conduit à une opinion généralement admise parmi les scientifiques planétaires que les lunes de Mars sont des astéroïdes primitifs capturés dans l’orbite de Mars tôt dans l’histoire de la planète. Des mesures plus récentes ont montré que les lunes sont en fait relativement rouges dans leur couleur, et ressemblent aux astéroïdes de type D encore plus primitifs dans le Système solaire externe. Ces corps ultra-primitifs sont aussi supposés contenir du carbone et aussi de la glace d’eau, mais avoir subi moins de traitements géochimiques que beaucoup de chondrites carbonées.

Commentaires:

ll est reconnu une similitude de composition entre les lunes de mars et les corps constituant la ceinture des astéroïdes entre Jupiter et Mars. A l’évidence, ces astéroïdes, compte tenu de leur petite taille n’ont pu se condenser selon la théorie des planétésimaux et ne peuvent être consécutifs qu’à la fragmentation d’un astre massif. Cet astre massif disloqué est la planète jumelle de Mars.

Mars

Cette profonde entaille du canyon Valles Marineris pourrait bien provenir d’un choc gigantesque avec la planète jumelle détruite à cette occasion.

La preuve par l’inclinaison sur l’écliptique de Mars

L’hypothèse de la création par paires autour d’un astre central plus massif semble se renforcer lorsqu’on tente de déterminer la cause de l’inclinaison sur l’écliptique des planètes. Il semble que cette inclinaison soit liée à la présence d’un satellite de forte masse. Les planètes qui disposent d’un important satellite (Terre, Saturne, Neptune) connaissent une inclinaison respectivement de 23°, 27°,30°. L’existence d’un satellite a manifestement pour effet de déséquilibrer l’axe de rotation central de la planète. Quant à la planète Mars, son inclinaison de 25°  paraît confirmer la thèse d’une ancienne présence d’un satellite qui se serait brisé à une époque suffisamment récente (200 millions d’années) pour qu’elle ait conservé son inclinaison.

L’hypothèse d’une planète massive disparue est confirmée ci-dessous:

Deux morceaux de météorite, appelés GRA 06128 et GRA 06129 d’après la région de Graves Nunataks de l’Antarctique où elles ont été trouvés ensemble en 2006, montrent la preuve d’une telle différentiation – ce qui suggère qu’elles proviennent d’un corps massif. C’est parce que les deux objets sont faits d’un minéral appelé feldspath, qui constitue environ 75 à 90% de leur volume. Le feldspath est bien plus abondant dans quelques roches lunaires. Il est pensé être le résultat des cristaux de feldspath se solidifiant de l’océan primaire de magma sur la Lune. Parce que le feldspath est un minerai relativement léger, il aurait flotté jusqu’au-dessus de l’océan de magma, lui permettant de former une couche fortement concentrée du minerai. La quantité de feldspath dans les deux fragments de météorite suggère qu’ils soient les restes d’un corps très grand qui a différencié d’une manière semblable. D’autres études de la météorite conviennent que le corps parent a dû être assez massif pour s’être répartis en couches.

Les concentrations de feldspath suggèrent que le corps était probablement plus petit que la Lune de 3500 kilomètres de diamètre mais plus grand que Vesta, le troisième plus grand astéroïde dans le Système solaire avec 578 kilomètres de diamètre. C’est parce que les météorites supposées être de Vesta contiennent de la lave solidifiée, mais pas de grandes concentrations de feldspath. Cela suggère que Vesta était assez massive pour fondre, mais pas si massive que celle différenciée pour former une couche distincte de minerai. « C’est un morceau d’un corps de la taille d’une planète naine qui n’existe apparent plus, » ajoute Treiman. » Nous avons ici un échantillon d’un nouveau monde étrange, un échantillon que nous n’avons jamais vu auparavant. »  Cependant  les météorites nouvellement étudiées comportent des similitudes avec une classe des météorites appelées brachinites, dont le corps parent semble avoir été assez grand pour fondre partiellement. « Je pense que nous avons  des arguments pour que la nouvelle découverte soit un corps parent de brachinite. »

La composition des météorites a conduit les scientifiques à  éliminer la possibilité qu’elles soient des morceaux de la Lune, de Mars ou de Vénus. Et le rapport de fer/manganèse ne correspond pas à celui de la Terre, éliminant la possibilité que cela soit un vieux gros morceau extrait de la surface de notre planète qui est revenu plus tard.

En mesurant la désintégration radioactive des éléments dans la météorite, les scientifiques menés par Richard Ash ont montré que la roche a dû être formée il y a environ 4.5 milliards d’années, quand la Terre et les autres planètes fusionnaient. Mais ce qui est arrivé exactement à l’objet parent de GRA 06128 et de GRA 06129 n’est pas connu. S’il était détruit dans une collision, il peut encore y avoir des fragments de lui flottant autour du système solaire en tant qu’astéroïdes.

3 – Les autres planètes du système solaire

Jupiter possède 4 gros satellites qu’il est aisé d’appareillé tant par les masses que par les distances : les couples Io/Europe et Ganymède/Callisto. Il dispose également de 12 satellites de tailles diverses que l’on peut également associer par paires.

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Ici les paires IO/Europe et Ganymède/Callisto paraissent évidentes

Pour Saturne, s’il est possible de constituer les couples Japet/Thésis, Dioné/Rhéa et d’autres. Cependant,  Titan n’a pas d’astre jumeau, ce qui parait anormal. Or il se trouve que Saturne est entouré d’une importante ceinture d’anneaux. Il s’agit donc d’astéroïdes classiques provenant d’un satellite de Saturne ayant été brisé. Celui-ci ne peut être que Titan bis mais de masse plus faible.

On estime que la masse totale des anneaux de saturne représente celle d’un satellite moyen. Si on considère qu’une fraction importante de la masse originelle de Titan bis s’est dissipée, l’hypothèse avancée ci-dessus est tout à fait plausible.

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La matière des anneaux de saturne ne peut provenir que d’un astre brisé, Titan bis

Il s’agit de déterminer l’astre qui a été à l’origine de ce choc. Nous remarquons qu’Uranus est la seule planète gazeuse qui tourne non seulement dans le sens rétrograde mais dont l’axe de rotation est pratiquement situé sur le plan de l’orbite. Cette anomalie signifie qu’un événement a perturbé le sens le plus naturel de rotation.

Il faut relier les deux événements et considérer qu’un choc s’est produit entre Titan bis et Uranus et serait à l’origine de la rotation rétrograde d’Uranus et des anneaux de Saturne Il en résulte également que la matière constitutive des anneaux d’Uranus provient de la fragmentation de Titan bis : une partie de celle-ci éjectée sous le choc étant satellisée par Saturne, une autre restant à proximité d’Uranus.

Triton, satellite de Neptune n’a pas d’équivalent. Cependant, on ne saurait considérer Pluton comme une planète à part entière compte tenu de sa faible masse. La loi de création par paires nous indiquerait que Triton et Pluton sont des astres à l’origine jumeaux, ce que semble confirmer leur apparente ressemblance géologique. Pluton se serait alors détaché de Neptune lors de l’avancée attractive de cette planète vers le centre du système solaire. (Pluton croise l’orbite de Neptune).

Une dixième « planète » Xéna a été découverte au-delà de la ceinture de Kuiper, sa taille est équivalente à celle de Pluton. Il n’apparait pas possible de l’appareiller avec un autre astre. Si on applique la théorie de l’appareillement, tout porte à croire qu’il existe un autre astre de masse équivalente qui serait né dans le même temps et situé à une distance relativement proche de Xena.  On peut également conclure qu’il existe, encore plus éloignés, d’autres corps célestes de moindre masse et qui constitueraient  l’extrémité réelle du système solaire engendré par une onde de choc. Il apparaîtrait tout à fait naturel, qu’aux extrémités de cette onde de choc, là où sa puissance est la plus faible, se soient créé tout un chapelet de petits astres.

En définitive, il serait possible d’appréhender et de comprendre les évolutions et mutations naturelles ou catastrophiques ayant eu lieu dans le système solaire lorsqu’on définit un certain nombre de principes de fonctionnement et d’états de base applicables aux corps célestes. Dès lors, toutes les anomalies constatées, tous les écarts relativement à ce modèle parfait doivent s’analyser en termes d’accidents, de ruptures d’équilibres et constituent autant d’événements dans le déroulement de l’histoire de notre système solaire.

Il en va ainsi de la présence d’astéroïdes et d’anneaux, de l’inclinaison des planètes, du sens rétrograde de rotation et surtout des exceptions à la loi de naissance par paires des astres, planètes et satellites.

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Nous aboutissons à  8 planètes de part et d’autre du Soleil créées à l’origine. Mercure (Vénus) et Pluton (Neptune) quittent le statut de planète car il s’agit d’anciens  satellites comme la Lune (Terre). Pour plus de clarté nous n’avons pas mentionné sur ce schéma les satellites de Jupiter, de Saturne (Titan) et d’Uranus mais cela a été développé plus haut.

THEORIE ET OBSERVATIONS

1- Compte rendu d’observations : Satellites irréguliers

Des satellites irréguliers ont une orbite chaotique qui suggère que ces petites lunes se sont formées à l’extérieur des disques circumplanétaires et ont été capturées plus tard par la gravitation de la planète autour de laquelle elles tournent maintenant. De récentes études ont confirmé que les couleurs optiques de chaque membre d’une famille étaient semblables à celles d’autres objets de cette famille. Des familles différentes possèdent des couleurs différentes, trahissant des propriétés superficielles et des corps d’origine différents. Des astronomes ont observé 10 satellites joviens et 4 satellites saturniens. Les couleurs homogènes des familles soutiennent l’hypothèse que ces familles sont en effet les restes de plus grands ancêtres qui ont été capturés et fragmentés par la suite. Grav et Holman ont aussi trouvé que les couleurs infrarouges des familles de satellites irréguliers de Jupiter et de Saturne sont compatibles avec celles d’astéroïdes trouvés dans les parties extérieures de la ceinture principale d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter.

Commentaires :

La nouvelle théorie prévoit que tous les satellites irréguliers appartenant aux planètes du système solaire proviennent de satellites réguliers plus massifs ayant été détruits et fragmentés. Les analyses  exposées ci-dessus semblent confirmer l’hypothèse.

2 – Compte rendu d’observations : origine des anneaux de Saturne.

Les images à haute résolution de la sonde Cassini viennent de révéler une forme étonnante pour deux satellites de Saturne situés au cœur des anneaux de la planète géante. Une équipe internationale dirigée par Sébastien Charnoz et André Brahic a pu en effet montrer que les satellites Pan et Atlas, petits corps d’une trentaine de kilomètres de rayon, étaient ceinturés à l’équateur d’importants « bourrelets » leur donnant la forme de « soucoupes volantes ». Grâce à des simulations numériques reproduisant les collisions entre particules à l’intérieur des anneaux, les chercheurs ont acquis la certitude que ces petits corps ont « grossi » dans les anneaux et constituent une preuve indirecte que les anneaux de Saturne résultent sans doute de la désintégration catastrophique d’un gros satellite ou d’une comète.

Commentaires :

Bien avant cette preuve datée de 2007, la nouvelle théorie avait présupposé que les anneaux de Saturne provenaient de la fragmentation d’un astre (voir plus haut).

3 – Compte rendu d’observations : Phobos comme issu de la planète jumelle de Mars détruite.

Phobos est un corps très irrégulier, de dimensions 27×21,6×18,8 km, bien trop peu massif pour être en équilibre hydrostatique et donc pour avoir pris une forme quasi-sphérique ; il s’agit d’ailleurs de l’un des plus petits satellites naturels du Système solaire. Du simple fait de sa forme, la gravité à sa surface varie d’environ 210 % suivant l’endroit où elle est mesurée.

Phobos est un corps sombre qui semble être composé de chondrite carbonée3, une composition similaire à celle des astéroïdes de type C dans la ceinture d’astéroïdes externe. Cependant, la masse volumique de Phobos est trop faible pour qu’il soit intégralement composé de roche et il possède une porosité significative.

Phobos et Deimos ont tous les deux beaucoup de caractéristiques en commun avec les astéroïdes de type C, au niveau du spectre, de l’albédo et de la masse volumique. En conséquence, il a été postulé que les deux satellites pourraient provenir de la ceinture d’astéroïdes et auraient été capturés par Mars. Cependant, les deux lunes sont situées sur des orbites très circulaires très peu inclinées par rapport au plan équatorial de Mars. On attendrait de lunes capturées des orbites excentriques et des inclinaisons aléatoires.

D’autre part, les récentes images de Phobos envoyées par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter montrent clairement une zone bleue près du bord d’un cratère, sur une surface par ailleurs rouge. Un tel contraste est rare sur un astéroïde. Des astronomes estiment que le bleu correspond à du sol récemment mis à nu, n’ayant pas encore été coloré en rouge ; pour d’autres, il s’agit d’une matière souterraine totalement différente qui surgit à l’extérieur21

Des images provenant de Mars Global Surveyor montrent que Phobos est recouvert d’une couche de régolithe d’au moins 100 m d’épaisseur ; on pense qu’il provient d’impacts avec d’autres corps, mais on ignore comment il a pu adhérer à un objet ne possédant quasiment pas de gravité.

De nombreux cratères sont présents à la surface de Phobos, comme le cratère Herschell sur Mimas, mais à une échelle plus petite, l’impact qui a créé le cratère Stickney a probablement failli faire éclater Phobos.

Des sillons s’étendent à la surface de Phobos, mesurant typiquement moins de 30 m de profondeur, 100 à 200 m de largeur et jusqu’à 20 km de long. Initialement, on supposait qu’ils résultaient de l’impact ayant formé le cratère Stickney, mais des analyses de données provenant de Mars Express ont révélé une origine indépendante : il s’agit de dépôts de matériaux déplacés par des impacts provenant de la surface de Mars.

Commentaires :

Trois arguments étayent notre thèse d’une fragmentation de la planète jumelle de Mars suite à la collision avec celle-ci :

1) Phobos est un corps sombre qui semble être composé de chondrite carbonée3, une composition similaire à celle des astéroïdes de type C dans la ceinture d’astéroïdes externe. Ces astéroïdes et Phobos proviennent donc bien d’un même astre

2) On attendrait de lunes capturées des orbites excentriques et des inclinaisons aléatoires. Phobos n’a donc pas été capturé et a donc été satellisé comme débris après le choc avec Mars de la planète jumelle.

3) Des sillons s’étendent à la surface de Phobos, mesurant typiquement moins de 30 m de profondeur, 100 à 200 m de largeur et jusqu’à 20 km de long. Quand on rapproche ces sillons de la profonde entaille du canyon Valles Marineris, on peut en conclure qu’ils sont la preuve du contact entre les deux planètes jumelles.